La Fondation internationale pour le développement de la Côte Sud-Ouest d'Haïti a été créée dans le but de promouvoir le développement des localités situées sur la Côte Sud-Ouest d'Haïti : Port-Salut, Roche-à-Bateau, Les Côteaux, Damassin, Port-à-Piment (du sud), Rendel, Les Chardonnières, Les Anglais, La Cahouane et Tiburon.
samedi 3 novembre 2007
FIDECSOH
Port-Salut, en tant que référence touristique, n’est plus un secret pour personne.
Coincé entre la montagne et la mer, Roche-à-Bateau est un vrai havre de fraîcheur.
Les Côteaux vous surprendra par son développement sur le plan administratif.
Damassin, dénommé cité des guitaristes, est aujourd'hui un fief de pêcheurs.
À Port-à-Piment, une grotte de plus d’une douzaine de salles vous attend.
Randel incarne le charme de la vie rurale.
Les Chardonnières vous servira son raisin sur de beaux plateaux en acajou.
Les Anglais est le grenier de la région.
La Cahouane est un sympathique village de pêcheurs, doté d'un potentiel touristique énorme.
Enfin, Tiburon, en dépit de l’éloignement, vaudra le déplacement grâce à la beauté de son paysage et de la mer.
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Je reviendrai sur la Côte sud
par Blozaire Paul
Il faisait beau ce matin-là. Comme il se doit dans un pays baigné par la mer des Antilles. À moins de grosses perturbations atmosphériques comme celles qui sont encore dans nos mémoires. Comme ces ouragans en chaîne qui ont récemment fait saigner nos cœurs d’Haïtiens impuissants devant les caprices de Dame Nature. Et devant l’imprévoyance de certains.
Il faisait donc beau ce matin-là. La puissante Jeep dans laquelle nous nous installions quittait allègrement Port-au-Prince et sa grouillante population. On a bien eu envie d’avaler quelques bonnes bouchées d’air, mais la poussière et des relents un peu suspects nous en ont vite dissuadés. C’est donc à travers des vitres hermétiquement closes que nous admirions Martissant, Carrefour, Léogane et autres villages aux noms plus poétiques les uns que les autres. C’est à ce moment que je me suis rappelé cette confidence d’un directeur d’école de la région de Montréal. Ce pays est bien pauvre, m’avait-il confié, mais comme les gens sont gentils! Et surtout, comme les villages et les villes ont de jolis noms!
La nationale no 2 n’est pas, à vrai dire, une autoroute au sens où on l’entend en Amérique du Nord. Mais à tout prendre, ce n’est pas mal du tout. Sauf quand, de la façon la plus inattendue et la plus surprenante qui soit, nous nous retrouvions sur un tronçon où l’asphalte fait place à de la pierre concassée quand ce n’est pas carrément des roches plus grosses qu’un poing d’homme. Comme si les ouvriers avaient décidé de faire un saut de deux à cinq kilomètres avant de reprendre l’asphaltage de la route. Une façon, sans doute, de rappeler aux chauffeurs que, dans ce pays, rien n’est donné une fois pour toutes. Ce ne sont là que de légers inconvénients qui n’ont pas vraiment retardé notre entrée dans la ville des Cayes.
Midi sonnait au clocher de la belle Cathédrale quand nous passions sous une espèce d’Arc de Triomphe qui aurait une certaine allure si les constructeurs avaient vu juste un peu plus grand. Il y a partout, je l’ai bien remarqué, de ces initiatives qui disent avec éloquence l’absence de plan d’ensemble dans la gestion de l’architecture urbaine chez nous. Car, il faut bien le reconnaître, la ville des Cayes a un tracé parfait avec ses rues rectilignes et les perspectives qu’elles offrent. Il ne manque pas grand‑chose pour en faire une cité agréable. Il n’y manque pas non plus de charmants petits bistrots où l’on peut déguster un grillot croustillant, un savoureux lambi ou un « légume » au fumet divin. Je ne me suis pas fait prier pour commander un poisson frit dont je garde, encore aujourd’hui, un souvenir nostalgique.
J’étais déjà venu aux Cayes. C’était au mois d’août 1986 et j’avais été charmé par la ville, moi, un natif de la région de Port-de-Paix. Mais je n’avais pas été plus loin. Cette fois-ci, eh bien, la chance et le besoin de visiter la région qui a vu grandir mon épouse m’ont fait quitter la ville tout de suite après le dîner en direction de Damassin et de tout le chapelet de villes et de villages qui longent la mer des Antilles jusqu’aux Anglais. On ne sait jamais à quoi s’attendre quand on visite une région une première fois. Malgré tout ce que peuvent en dire les natifs de cette région; les gens sont tellement chauvins quand ils parlent de leur coin de pays. Mais là, plusieurs surprises m’attendaient!
De Torbeck à Les Anglais en passant par Port-Salut, Les Côteaux, Damassin, Port-à-Piment, Chardonnières, j’ai vu les plus beaux paysages de ma vie. Du moins des paysages parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir. Partout des motifs de cartes postales avec ces bananiers, ces cocotiers et autres végétations caraïbes qui, juchés à flanc de montagne ou dans de profondes gorges, sont comme autant de raisons de ne pas désespérer… Tout le long de cette route qui est comme un prolongement de la nationale no 2, villes et villages se succèdent selon une cadence qui donne une bonne idée de la démographie d’Haïti. En fait, il est presqu’impossible de faire plus de dix kilomètres sans traverser un bled qui rappelle plus un bouquet qu’un village. Ces bouquets de roses, lauriers, palmiers, cocotiers et autres flamboyants cachent de jolies petites maisons dont les toitures en tôles ondulées disent que nous sommes en pays sous-développé. Mais le sourire des hommes, des femmes, des enfants semble raconter une histoire où la misère n’a rien à voir avec le bonheur. En vérité, ce pays de soleil est fait pour des gens heureux. Ils portent des noms si romantiques, ces villages-bouquets ! Ils s’appellent Carpentier, Rosier, Chevalier, Roche-à-Bâteau, Figuier… Mon ami directeur d’école avait bien raison de me parler comme il l’avait fait à propos de la toponymie d’Haïti, mais ce qu’il ignorait sans doute, c’est qu’il y a de charmants villages et de bien jolies petites villes dans ce pays. Il faut voir le riche et moderne Port-Salut. Les Côteaux, avec sa place publique multicolore, son Calvaire aux 500 marches, a tout ce qu’il faut pour séduire. Damassin n’attend que ses fils et ses filles pour retrouver son lustre d’antan. Il paraît qu’il fut, en d’autres temps, la patrie des guitaristes, chanteurs de charme, poètes et amateurs de pique-nique. Port‑a‑Piment est une promesse de cité belle et invitante. Il tourne le dos aux terres agricoles tout en y faisant un affectueux et discret clin d’oeil. Histoire de regarder la mer qui vient constamment lécher son littoral. Chardonnières mérite qu’on s’y arrête un instant. Et Les Anglais, ma foi, est comme un p’tit bijou que les habitants ont bien pris soin de cacher sous d’immenses plantations de bananiers. Ici, on dirait que tout est beau : la grande rivière, les hautes montagnes, le système d’irrigation… jusqu’aux spécimens de la faune qui broutent paresseusement tout ce qui pousse sur les rives de la rivière. Il me faudrait les talents d’un poète‑ecrivain pour dire la beauté de ce pays que ses enfants appellent amoureusement « Lakòt ». Je vous affirme tout simplement que Lakòt m’a conquis.
Je vous entends dire avec une nuance de dépit : mais il n’a pas parlé de la mer! De la mer bleuazur de « Lakòt »! Il n’a pas vu la mer ! Mais, grand Dieu! Comment est-ce possible? Il ne l’a pas vue, la mer, ce visiteur qui a épousé une fille André de Damassin.
Il l’a vue, la mer! Il a vu la mer-ciel de « Lakòt ». Il a vu cette féérie de mer bleue! Il a failli avoir un torticolis. À force de regarder ce délire d’eau bleue, calme à certains endroits, un peu menaçante à d’autres! Il est encore sous le charme de cette étendue bleutée qui semble placée là pour garantir que, quoi qu’il arrive, la Côte Sud sera toujours la Côte Sud : un endroit de rêve créé par un dieu fou, un dieu prodigue qui y a laissé toute la provision de beauté qu’il avait dans les poches de son paletot.
Il faudra bien que j’y retourne. Je ferai peut-être escale aux Cayes pour savourer un poisson frit!
Il faisait beau ce matin-là. Comme il se doit dans un pays baigné par la mer des Antilles. À moins de grosses perturbations atmosphériques comme celles qui sont encore dans nos mémoires. Comme ces ouragans en chaîne qui ont récemment fait saigner nos cœurs d’Haïtiens impuissants devant les caprices de Dame Nature. Et devant l’imprévoyance de certains.
Il faisait donc beau ce matin-là. La puissante Jeep dans laquelle nous nous installions quittait allègrement Port-au-Prince et sa grouillante population. On a bien eu envie d’avaler quelques bonnes bouchées d’air, mais la poussière et des relents un peu suspects nous en ont vite dissuadés. C’est donc à travers des vitres hermétiquement closes que nous admirions Martissant, Carrefour, Léogane et autres villages aux noms plus poétiques les uns que les autres. C’est à ce moment que je me suis rappelé cette confidence d’un directeur d’école de la région de Montréal. Ce pays est bien pauvre, m’avait-il confié, mais comme les gens sont gentils! Et surtout, comme les villages et les villes ont de jolis noms!
La nationale no 2 n’est pas, à vrai dire, une autoroute au sens où on l’entend en Amérique du Nord. Mais à tout prendre, ce n’est pas mal du tout. Sauf quand, de la façon la plus inattendue et la plus surprenante qui soit, nous nous retrouvions sur un tronçon où l’asphalte fait place à de la pierre concassée quand ce n’est pas carrément des roches plus grosses qu’un poing d’homme. Comme si les ouvriers avaient décidé de faire un saut de deux à cinq kilomètres avant de reprendre l’asphaltage de la route. Une façon, sans doute, de rappeler aux chauffeurs que, dans ce pays, rien n’est donné une fois pour toutes. Ce ne sont là que de légers inconvénients qui n’ont pas vraiment retardé notre entrée dans la ville des Cayes.
Midi sonnait au clocher de la belle Cathédrale quand nous passions sous une espèce d’Arc de Triomphe qui aurait une certaine allure si les constructeurs avaient vu juste un peu plus grand. Il y a partout, je l’ai bien remarqué, de ces initiatives qui disent avec éloquence l’absence de plan d’ensemble dans la gestion de l’architecture urbaine chez nous. Car, il faut bien le reconnaître, la ville des Cayes a un tracé parfait avec ses rues rectilignes et les perspectives qu’elles offrent. Il ne manque pas grand‑chose pour en faire une cité agréable. Il n’y manque pas non plus de charmants petits bistrots où l’on peut déguster un grillot croustillant, un savoureux lambi ou un « légume » au fumet divin. Je ne me suis pas fait prier pour commander un poisson frit dont je garde, encore aujourd’hui, un souvenir nostalgique.
J’étais déjà venu aux Cayes. C’était au mois d’août 1986 et j’avais été charmé par la ville, moi, un natif de la région de Port-de-Paix. Mais je n’avais pas été plus loin. Cette fois-ci, eh bien, la chance et le besoin de visiter la région qui a vu grandir mon épouse m’ont fait quitter la ville tout de suite après le dîner en direction de Damassin et de tout le chapelet de villes et de villages qui longent la mer des Antilles jusqu’aux Anglais. On ne sait jamais à quoi s’attendre quand on visite une région une première fois. Malgré tout ce que peuvent en dire les natifs de cette région; les gens sont tellement chauvins quand ils parlent de leur coin de pays. Mais là, plusieurs surprises m’attendaient!
De Torbeck à Les Anglais en passant par Port-Salut, Les Côteaux, Damassin, Port-à-Piment, Chardonnières, j’ai vu les plus beaux paysages de ma vie. Du moins des paysages parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir. Partout des motifs de cartes postales avec ces bananiers, ces cocotiers et autres végétations caraïbes qui, juchés à flanc de montagne ou dans de profondes gorges, sont comme autant de raisons de ne pas désespérer… Tout le long de cette route qui est comme un prolongement de la nationale no 2, villes et villages se succèdent selon une cadence qui donne une bonne idée de la démographie d’Haïti. En fait, il est presqu’impossible de faire plus de dix kilomètres sans traverser un bled qui rappelle plus un bouquet qu’un village. Ces bouquets de roses, lauriers, palmiers, cocotiers et autres flamboyants cachent de jolies petites maisons dont les toitures en tôles ondulées disent que nous sommes en pays sous-développé. Mais le sourire des hommes, des femmes, des enfants semble raconter une histoire où la misère n’a rien à voir avec le bonheur. En vérité, ce pays de soleil est fait pour des gens heureux. Ils portent des noms si romantiques, ces villages-bouquets ! Ils s’appellent Carpentier, Rosier, Chevalier, Roche-à-Bâteau, Figuier… Mon ami directeur d’école avait bien raison de me parler comme il l’avait fait à propos de la toponymie d’Haïti, mais ce qu’il ignorait sans doute, c’est qu’il y a de charmants villages et de bien jolies petites villes dans ce pays. Il faut voir le riche et moderne Port-Salut. Les Côteaux, avec sa place publique multicolore, son Calvaire aux 500 marches, a tout ce qu’il faut pour séduire. Damassin n’attend que ses fils et ses filles pour retrouver son lustre d’antan. Il paraît qu’il fut, en d’autres temps, la patrie des guitaristes, chanteurs de charme, poètes et amateurs de pique-nique. Port‑a‑Piment est une promesse de cité belle et invitante. Il tourne le dos aux terres agricoles tout en y faisant un affectueux et discret clin d’oeil. Histoire de regarder la mer qui vient constamment lécher son littoral. Chardonnières mérite qu’on s’y arrête un instant. Et Les Anglais, ma foi, est comme un p’tit bijou que les habitants ont bien pris soin de cacher sous d’immenses plantations de bananiers. Ici, on dirait que tout est beau : la grande rivière, les hautes montagnes, le système d’irrigation… jusqu’aux spécimens de la faune qui broutent paresseusement tout ce qui pousse sur les rives de la rivière. Il me faudrait les talents d’un poète‑ecrivain pour dire la beauté de ce pays que ses enfants appellent amoureusement « Lakòt ». Je vous affirme tout simplement que Lakòt m’a conquis.
Je vous entends dire avec une nuance de dépit : mais il n’a pas parlé de la mer! De la mer bleuazur de « Lakòt »! Il n’a pas vu la mer ! Mais, grand Dieu! Comment est-ce possible? Il ne l’a pas vue, la mer, ce visiteur qui a épousé une fille André de Damassin.
Il l’a vue, la mer! Il a vu la mer-ciel de « Lakòt ». Il a vu cette féérie de mer bleue! Il a failli avoir un torticolis. À force de regarder ce délire d’eau bleue, calme à certains endroits, un peu menaçante à d’autres! Il est encore sous le charme de cette étendue bleutée qui semble placée là pour garantir que, quoi qu’il arrive, la Côte Sud sera toujours la Côte Sud : un endroit de rêve créé par un dieu fou, un dieu prodigue qui y a laissé toute la provision de beauté qu’il avait dans les poches de son paletot.
Il faudra bien que j’y retourne. Je ferai peut-être escale aux Cayes pour savourer un poisson frit!
LET'S GET TOGETHER FOR THE EXPECTED POSSIBLE CHANGE
The change we expect for our country Haiti must go through the children. That’s the main reason I took the initiative to create a school of music at the St Anne Primary School of Chardonnières. The school has been named after the great musician, Ogé Danazar, who passed away recently.
The courses started last May with 75 children by learning to read and play music with flute. After this summer, by the month of October, they will continue the program. Until now, I am the only person supporting this great project. So, I welcome anyone who is willing to contribute.
We need help of any kind. For example, musical instruments can be offered as guitars, violins, saxophones,… They don't need to be brand new instruments as long as they work. You don't necessarily need to do your contributions through me. Sister Rosemay, the St Anne Primary School principal, is available to receive them directly at Chardonnières.
We’re also looking for volunteers in the music area. Are you a musician? Do you know somebody willing to teach music for 1 or 2 years in Chardonnières? Your time will be greatly appreciated. For that matter, you can either contact me or Sister Rosemay to make necessary arrangements. Our middle term goal is to have some qualified music teachers on site. We will make an application for funding through the Ministry of Education and the Ministry of Culture of Haiti as soon as they have installed a Prime Minister and a government for the country.
In the meantime, let’s spread the word. Children are the future of Haiti!
Thanks a lot!
--------------------------------------------------------------------------------
AN NOU METE MEN POU CHANJMAN KE NOU TOUT SWETE A KA POSIB!
Chanjman ke nou vle pou Ayiti a dwe pase pa timoun yo. Se poutèt sa, mwen te pran angajman pou mwen mete yon pwogram mizik sou pye nan lekòl mè Sainte-Anne yo nan Chadonyè. Pwogram sa a pote non gwo mizisyen Ogé Danazar ki te mouri pa twò lontan de sa.
Kou yo te kòmanse nan mwad me ki sot pase a avèk 75 timoun ki aprann li mizik ak jwe mizik sou flitabèk. Yo gen pou yo reprann nan mwad oktòb kap vini an. Jiskaprezan, mwen pou kont mwen nan kokenchenn pwojè sa a. Men mwen prèt pou akeyi ak de (2) bra tout moun ki vle pote kole.
Gen plizyè fason yon moun kap ede nou. Paregzanp, ou ka ofri yon enstriman tankou yon gita (pou timoun), yon vyolon, yon saksofòn, yon klarinèt, yon flûte travèsyè, yon keyboard, yon jedbatri,... Enstriman an pa bezwen nèf, depi li ka sèvi. Deplis, nou pa bezwen pase pa mwen, nou gen dwa voye oubyen pote don an bay mè ki direktris lekòl la dirèkteman. Li rele mè Rosemay.
Deplis, si gen moun ki mizisyen oubyen ki konnen yon moun ki mizisyen ki ta renmen bay 1 ou 2 zan benevola (volunteering) nan Chadonyè, yo ka kontakte mwen osinon mè yo pou nou planifye ansanm. Bi nou se genyen pwofesè mizik sou plas ke ministè de ledikasyon rekonèt e peye pou nou. Men nou poko rive la. Nap tann nouvo gouvènman fin pran lèz li.
Annatandan, youn di lòt; fè mesaj la pase. Timoun yo se yo ki demen peyi Dayiti!
Mèsi anpil!
The courses started last May with 75 children by learning to read and play music with flute. After this summer, by the month of October, they will continue the program. Until now, I am the only person supporting this great project. So, I welcome anyone who is willing to contribute.
We need help of any kind. For example, musical instruments can be offered as guitars, violins, saxophones,… They don't need to be brand new instruments as long as they work. You don't necessarily need to do your contributions through me. Sister Rosemay, the St Anne Primary School principal, is available to receive them directly at Chardonnières.
We’re also looking for volunteers in the music area. Are you a musician? Do you know somebody willing to teach music for 1 or 2 years in Chardonnières? Your time will be greatly appreciated. For that matter, you can either contact me or Sister Rosemay to make necessary arrangements. Our middle term goal is to have some qualified music teachers on site. We will make an application for funding through the Ministry of Education and the Ministry of Culture of Haiti as soon as they have installed a Prime Minister and a government for the country.
In the meantime, let’s spread the word. Children are the future of Haiti!
Thanks a lot!
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AN NOU METE MEN POU CHANJMAN KE NOU TOUT SWETE A KA POSIB!
Chanjman ke nou vle pou Ayiti a dwe pase pa timoun yo. Se poutèt sa, mwen te pran angajman pou mwen mete yon pwogram mizik sou pye nan lekòl mè Sainte-Anne yo nan Chadonyè. Pwogram sa a pote non gwo mizisyen Ogé Danazar ki te mouri pa twò lontan de sa.
Kou yo te kòmanse nan mwad me ki sot pase a avèk 75 timoun ki aprann li mizik ak jwe mizik sou flitabèk. Yo gen pou yo reprann nan mwad oktòb kap vini an. Jiskaprezan, mwen pou kont mwen nan kokenchenn pwojè sa a. Men mwen prèt pou akeyi ak de (2) bra tout moun ki vle pote kole.
Gen plizyè fason yon moun kap ede nou. Paregzanp, ou ka ofri yon enstriman tankou yon gita (pou timoun), yon vyolon, yon saksofòn, yon klarinèt, yon flûte travèsyè, yon keyboard, yon jedbatri,... Enstriman an pa bezwen nèf, depi li ka sèvi. Deplis, nou pa bezwen pase pa mwen, nou gen dwa voye oubyen pote don an bay mè ki direktris lekòl la dirèkteman. Li rele mè Rosemay.
Deplis, si gen moun ki mizisyen oubyen ki konnen yon moun ki mizisyen ki ta renmen bay 1 ou 2 zan benevola (volunteering) nan Chadonyè, yo ka kontakte mwen osinon mè yo pou nou planifye ansanm. Bi nou se genyen pwofesè mizik sou plas ke ministè de ledikasyon rekonèt e peye pou nou. Men nou poko rive la. Nap tann nouvo gouvènman fin pran lèz li.
Annatandan, youn di lòt; fè mesaj la pase. Timoun yo se yo ki demen peyi Dayiti!
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Les Aiglons des Anglais (le 15 août 2009)
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Écrivez-nous à ifdevsoch@hotmail.com.
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Le temps est venu
Avec l’avènement de la mondialité, nous assistons au retour en force des villes au devant de la scène économique mondiale. Des mégapoles ou mégalopoles comme Pékin, Tokyo, Delhi, Mumbai notamment – vous remarquerez l’absence voulue des grandes villes étasuniennes et européennes – en mènent déjà large tandis que, partout dans le monde, d’autres grandes agglomérations se regroupent pour faire, ne fût-ce que relativement, le poids par rapport à ces géants et avoir droit à leur part du gâteau.
C’est le cas, par exemple, des grandes villes canadiennes comme Montréal, Québec, Ottawa, entre autres, qui, il y a de cela quatre ans environ, ont gagné en volume et en ampleur par suite de la fusion des municipalités périphériques ou de la banlieue et sont devenues des mégacités ou des mégacommunautés urbaines. C’est, en fait, qu’on aura compris que, dans le contexte géopolitique actuel, la logique du repli identitaire a échoué et que l’heure est au regroupement ou aux fusions.
L’avenir réside donc dans la capacité de cœxister et de cocheminer. Et, grande a été notre surprise d’apprendre que, sous prétexte de créer un nouveau Département dit du Sud‑Ouest, certains individus (politiciens, membres du clergé catholique, etc.) cherchent à démembrer nos communes de la Côte et à minimiser davantage voire à réduire à néant le peu qu’elles ont de pouvoir d’influence.
Pourquoi chercher à créer d’autres communes quand nous en avons déjà trop selon le contexte mondial actuel? Quand ailleurs dans le monde on s’organise pour sauter dans le premier train qui passe, pourrons‑nous nous permettre de manquer le dernier bateau à quitter le port? Pensez un instant à une certaine commune de Carpentier par exemple, et à son poids politique, économique, social, touristique,… à l’échelle locale, nationale ou mondiale! La réponse, vous la connaissez autant que moi : vraiment pas grand-chose. Il en est malheureusement de même pour ce qui est de nos autres communes, sans distinction.
Le temps est venu, sur la Côte, pour que nos localités cessent de travailler, chacune de son côté, en vue de satisfaire ses intérêts personnels et égoïstes. Qui ne se souvient pas de la lutte d’influence stérile que se sont menée pendant des générations les communes des Côteaux et de Port-à-Piment pour le contrôle politique de la région? Qui aimerait revivre cette époque dont les incidences négatives ont été légion? Personne, en fait!
Ce qu’il faut, c’est une Côte sud où les différentes localités unissent et harmonisent leur voix pour porter notamment les aspirations de leurs habitants, leurs doléances, leurs revendications aux bonnes tribunes et clamer ce qui constitue leurs motifs de fierté aux oreilles du monde entier. Et, c’est exactement la mission de la Fondation internationale pour le développement de la Côte sud-ouest d’Haïti (FIDECSOH) et l’essentiel du défi qu’elle aimerait relever avec votre concours!
C’est le cas, par exemple, des grandes villes canadiennes comme Montréal, Québec, Ottawa, entre autres, qui, il y a de cela quatre ans environ, ont gagné en volume et en ampleur par suite de la fusion des municipalités périphériques ou de la banlieue et sont devenues des mégacités ou des mégacommunautés urbaines. C’est, en fait, qu’on aura compris que, dans le contexte géopolitique actuel, la logique du repli identitaire a échoué et que l’heure est au regroupement ou aux fusions.
L’avenir réside donc dans la capacité de cœxister et de cocheminer. Et, grande a été notre surprise d’apprendre que, sous prétexte de créer un nouveau Département dit du Sud‑Ouest, certains individus (politiciens, membres du clergé catholique, etc.) cherchent à démembrer nos communes de la Côte et à minimiser davantage voire à réduire à néant le peu qu’elles ont de pouvoir d’influence.
Pourquoi chercher à créer d’autres communes quand nous en avons déjà trop selon le contexte mondial actuel? Quand ailleurs dans le monde on s’organise pour sauter dans le premier train qui passe, pourrons‑nous nous permettre de manquer le dernier bateau à quitter le port? Pensez un instant à une certaine commune de Carpentier par exemple, et à son poids politique, économique, social, touristique,… à l’échelle locale, nationale ou mondiale! La réponse, vous la connaissez autant que moi : vraiment pas grand-chose. Il en est malheureusement de même pour ce qui est de nos autres communes, sans distinction.
Le temps est venu, sur la Côte, pour que nos localités cessent de travailler, chacune de son côté, en vue de satisfaire ses intérêts personnels et égoïstes. Qui ne se souvient pas de la lutte d’influence stérile que se sont menée pendant des générations les communes des Côteaux et de Port-à-Piment pour le contrôle politique de la région? Qui aimerait revivre cette époque dont les incidences négatives ont été légion? Personne, en fait!
Ce qu’il faut, c’est une Côte sud où les différentes localités unissent et harmonisent leur voix pour porter notamment les aspirations de leurs habitants, leurs doléances, leurs revendications aux bonnes tribunes et clamer ce qui constitue leurs motifs de fierté aux oreilles du monde entier. Et, c’est exactement la mission de la Fondation internationale pour le développement de la Côte sud-ouest d’Haïti (FIDECSOH) et l’essentiel du défi qu’elle aimerait relever avec votre concours!
Acte constitutif
Nous, ressortissants haïtiens, originaires de la Côte Sud-Ouest d’Haïti et résidant au Canada et aux États-Unis, déclarons solennellement que :
Considérant que la région de la Côte Sud-Ouest d’Haïti (de Port-Salut à Tiburon) regroupe plusieurs collectivités qui présentent un potentiel économique considérable mais, qu’aucun effort n’a été déployé pour y attirer des investisseurs de manière à favoriser leur développement social, économique et culturel;
Considérant que le tourisme peut constituer une source de revenus très considérable pour ces collectivités, mais que les autorités locales n’ont pas de moyens à leur disposition pour mettre en valeur les ressources existantes de la région;
Considérant que la situation économique du pays ne permet pas à l’État de doter les autorités locales des moyens nécessaires pour intervenir de façon efficace et responsable afin de répondre aux multiples besoins des collectivités régionales de la Côte Sud-Ouest d’Haïti;
Considérant que les institutions mises en place par l’État dans les collectivités régionales de la Côte Sud-Ouest d’Haïti ne disposent pas suffisamment de fonds ni d’expérience nécessaires pour promouvoir leur développement social, économique et culturel;
Considérant que l’État haïtien n’arrive pas jusqu’ici à adopter de politique de développement régional visant à freiner le déséquilibre entre les différentes collectivités locales et les grands centres urbains, ainsi qu’à diminuer l’exode de la population paysanne vers les grandes villes;
Considérant que le chômage sévit de manière chronique sur la Côte Sud-Ouest d’Haïti;
Considérant que le soutien économique de la diaspora haïtienne constitue l’une des forces sur lesquelles Haïti peut encore compter pour renforcer son économie, mettre en valeur ses ressources et éduquer ses citoyens;
Considérant que la position géographique des localités côtières, la déforestation, le déboisement des terres agricoles et le gaspillage des ressources naturelles du pays sont des facteurs aggravants qui rendent la Côte Sud-Ouest d’Haïti très vulnérable face à certaines catastrophes naturelles;
Considérant que les collectivités régionales de la Côte Sud-Ouest d’Haïti sont confrontées à de graves problèmes économiques qui empêchent les autorités locales d’adopter des mesures visant à promouvoir la culture dans leur localité respective;
Considérant qu’il existe plusieurs associations de citoyens évoluant tant au pays qu’à l’étranger qui viennent en aide à leur collectivité respective, sans pour autant avoir d'approche globale du développement touristique de la Côte Sud-Ouest d’Haïti;
Considérant que l’état déplorable des collectivités régionales de la Côte Sud-Ouest d’Haïti oblige à mettre sur pied une organisation responsable qui soit apte à promouvoir le renforcement de l’économie, à contribuer au mieux-être des familles et au rehaussement des collectivités de la région;
Considérant que, nous, citoyens originaires de la Côte Sud-Ouest d’Haïti vivant à l’extérieur du pays, avons l’obligation morale de prendre toutes les actions concrètes pour promouvoir le développement social, économique et culturel de nos collectivités régionales en Haïti;
Considérant qu’il est urgent d’agir en vue de sensibiliser les responsables politiques du pays afin qu’ils adoptent des mesures concrètes visant à protéger les intérêts sociaux, économiques et culturels de la Côte Sud-Ouest d’Haïti;
Considérant qu’il est absolument nécessaire de mettre en place au sein de la diaspora une structure organisationnelle qui regroupe des citoyens, sans tenir compte de leur tendance politique et religieuse, dans un esprit de partage, d’entraide et de solidarité, pour participer à la construction d’une région prospère et responsable;
Considérant que, pour renverser cet état de choses, il faut encourager la participation efficace des compatriotes de l’extérieur à la lutte pour une région forte, prospère, moderne, authentique et autonome;
Considérant que, pour maintenir un lien étroit, émotionnel et réel entre les associations ou comités de relèvement, il convient de mobiliser tous les citoyens originaires de la Côte Sud-Ouest d’Haïti à l’intérieur d’une organisation apolitique, responsable et prestigieuse qui soit l’expression de la solidarité et de la fraternité qui doivent les unir tous;
Nous avons, par conséquent, décidé de fonder,
Et, de fait,
Avons fondé : la Fondation internationale pour le développement de la Côte Sud-Ouest d’Haïti (FIDECSOH).
Et, déclarons en son nom, adopter comme devise : « Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir », et prendre l’engagement de travailler dans l’unité, l’honnêteté, la transparence, la solidarité et le respect de son Acte constitutif, de ses règlements et de sa philosophie dans toutes les actions que nous entreprendrons, en son nom, pour réaliser les desiderata exprimés dans le présent acte.
Fait à Ottawa le 27 janvier 2008 à la municipalité de la ville d’Ottawa (Ontario) dans la région de la capitale nationale du Canada.
Considérant que la région de la Côte Sud-Ouest d’Haïti (de Port-Salut à Tiburon) regroupe plusieurs collectivités qui présentent un potentiel économique considérable mais, qu’aucun effort n’a été déployé pour y attirer des investisseurs de manière à favoriser leur développement social, économique et culturel;
Considérant que le tourisme peut constituer une source de revenus très considérable pour ces collectivités, mais que les autorités locales n’ont pas de moyens à leur disposition pour mettre en valeur les ressources existantes de la région;
Considérant que la situation économique du pays ne permet pas à l’État de doter les autorités locales des moyens nécessaires pour intervenir de façon efficace et responsable afin de répondre aux multiples besoins des collectivités régionales de la Côte Sud-Ouest d’Haïti;
Considérant que les institutions mises en place par l’État dans les collectivités régionales de la Côte Sud-Ouest d’Haïti ne disposent pas suffisamment de fonds ni d’expérience nécessaires pour promouvoir leur développement social, économique et culturel;
Considérant que l’État haïtien n’arrive pas jusqu’ici à adopter de politique de développement régional visant à freiner le déséquilibre entre les différentes collectivités locales et les grands centres urbains, ainsi qu’à diminuer l’exode de la population paysanne vers les grandes villes;
Considérant que le chômage sévit de manière chronique sur la Côte Sud-Ouest d’Haïti;
Considérant que le soutien économique de la diaspora haïtienne constitue l’une des forces sur lesquelles Haïti peut encore compter pour renforcer son économie, mettre en valeur ses ressources et éduquer ses citoyens;
Considérant que la position géographique des localités côtières, la déforestation, le déboisement des terres agricoles et le gaspillage des ressources naturelles du pays sont des facteurs aggravants qui rendent la Côte Sud-Ouest d’Haïti très vulnérable face à certaines catastrophes naturelles;
Considérant que les collectivités régionales de la Côte Sud-Ouest d’Haïti sont confrontées à de graves problèmes économiques qui empêchent les autorités locales d’adopter des mesures visant à promouvoir la culture dans leur localité respective;
Considérant qu’il existe plusieurs associations de citoyens évoluant tant au pays qu’à l’étranger qui viennent en aide à leur collectivité respective, sans pour autant avoir d'approche globale du développement touristique de la Côte Sud-Ouest d’Haïti;
Considérant que l’état déplorable des collectivités régionales de la Côte Sud-Ouest d’Haïti oblige à mettre sur pied une organisation responsable qui soit apte à promouvoir le renforcement de l’économie, à contribuer au mieux-être des familles et au rehaussement des collectivités de la région;
Considérant que, nous, citoyens originaires de la Côte Sud-Ouest d’Haïti vivant à l’extérieur du pays, avons l’obligation morale de prendre toutes les actions concrètes pour promouvoir le développement social, économique et culturel de nos collectivités régionales en Haïti;
Considérant qu’il est urgent d’agir en vue de sensibiliser les responsables politiques du pays afin qu’ils adoptent des mesures concrètes visant à protéger les intérêts sociaux, économiques et culturels de la Côte Sud-Ouest d’Haïti;
Considérant qu’il est absolument nécessaire de mettre en place au sein de la diaspora une structure organisationnelle qui regroupe des citoyens, sans tenir compte de leur tendance politique et religieuse, dans un esprit de partage, d’entraide et de solidarité, pour participer à la construction d’une région prospère et responsable;
Considérant que, pour renverser cet état de choses, il faut encourager la participation efficace des compatriotes de l’extérieur à la lutte pour une région forte, prospère, moderne, authentique et autonome;
Considérant que, pour maintenir un lien étroit, émotionnel et réel entre les associations ou comités de relèvement, il convient de mobiliser tous les citoyens originaires de la Côte Sud-Ouest d’Haïti à l’intérieur d’une organisation apolitique, responsable et prestigieuse qui soit l’expression de la solidarité et de la fraternité qui doivent les unir tous;
Nous avons, par conséquent, décidé de fonder,
Et, de fait,
Avons fondé : la Fondation internationale pour le développement de la Côte Sud-Ouest d’Haïti (FIDECSOH).
Et, déclarons en son nom, adopter comme devise : « Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir », et prendre l’engagement de travailler dans l’unité, l’honnêteté, la transparence, la solidarité et le respect de son Acte constitutif, de ses règlements et de sa philosophie dans toutes les actions que nous entreprendrons, en son nom, pour réaliser les desiderata exprimés dans le présent acte.
Fait à Ottawa le 27 janvier 2008 à la municipalité de la ville d’Ottawa (Ontario) dans la région de la capitale nationale du Canada.
Articles qui traitent de la Côte Sud
Port-à-Piment
Dans les profondeurs de Marie-Jeanne
Lisez cet article du Nouvelliste en date du 28 juin 2008 : http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=&ArticleID=58874
http://www.haitiwebs.com/forums/travel_tourism/46003-port_piment_la_grotte_marie_jeanne_un_joyau_ignore.html
http://www.haitiwebs.com/forums/travel_tourism/49913-un_joyau_de_la_cote_sud_dhaiti_port_piment.html
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=&ArticleID=58844
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=59588
http://www.metropolehaiti.com/metropole/archive.php?action=full&keyword=Port-%E0-piment&sid=0&critere=0&id=8180&p=1
Randel
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54877
Les Côteaux
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=&ArticleID=45975
La route
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=&ArticleID=46143
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6189
Écotourisme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=&ArticleID=23227
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=&ArticleID=44839
Port-Salut
http://www.metropolehaiti.com/metropole/archive.php?action=full&keyword=port-salut&sid=0&critere=0&id=12771&p=1
Prenons en main notre destin
par J.-B. Osner Laguerre
Après plus de deux siècles d’attente et de dépendance vis-à-vis du pouvoir central, le moment est venu pour les fils et les filles de la magnifique région de la Côte sud‑ouest d’Haïti, communément appelée la Côte, de se tenir debout, de se regarder dans le miroir et de se poser la question suivante : Que devons-nous faire pour sortir cette collectivité de l’ornière du sous‑développement et, par ricochet, de l’isolement dont elle est prisonnière?
Ce nécessaire examen de conscience doit précéder la décision ultime d’intégrer la marche des cœurs jumeaux qui, à mon humble avis, constitue une plateforme essentielle permettant de créer une atmosphère favorable à la concrétisation de ce rêve combien noble de vouloir travailler ensemble.
En fait, le défi est de taille, mais non utopique ni irréaliste. Cette grande marche pour la solidarité côtelaise dont le magazine, DIASPOSITIVES, est le fer de lance, représente un cri du cœur et une déclaration d’amour à l’endroit d’un coin de pays passionnant, invitant, qui nous a vus naître, grandir et, hélas!, partir.
Le mouvement a besoin de l’appui et de l’apport de tout un chacun. Il est non seulement porteur d’espoir, mais aussi, il incarne le changement dont nous rêvons tous et que la région mérite d’expérimenter. Il s’agit d’un changement dans les mœurs et les mentalités rétrogrades qui, malheureusement, nous ont trop longtemps enfermés dans l’indifférence et la méfiance les uns à l'égard des autres.
Bref, aujourd’hui, nous avons la chance de changer le cours de l’histoire en mettant sur pied une vraie organisation ayant pour objectif primordial de dynamiser les forces vives de cette région laissée à elle-même, où chaque arrondissement, chaque commune et chaque section rurale ne lutte que pour sa propre survie. Cette situation est dramatique et les conséquences sont néfastes pour l’ensemble des habitants de la Côte. Bien souvent, elle engendre de petites guerres de clocher dont les principales victimes sont les enfants qui cessent de rêver, les jeunes qui perdent tout espoir en l’avenir et les personnes âgées vivant déjà dans des conditions infrahumaines, qui regardent impuissantes leur situation se dégrader chaque jour davantage.
Avec la FIDECSOH, en effet, une option nouvelle s’offre à nous à point nommé et laisse entrevoir le bout du tunnel, une lueur d’espoir dans cette lutte acharnée pour le progrès et le développement socioéconomique que mènent certains compatriotes, en dépit de leurs faibles moyens. L’heure de mettre la Côte en chantier a sonné. Alors, il est impératif que nous cessions de gaspiller notre énergie à faire de la petite politique, à vouloir remettre notre destin entre les mains d’un messie, d’un sauveur à la pensée magique prétendant à lui seul résoudre les problèmes cruciaux que confrontent quotidiennement les vaillantes communautés de la région.
La solution de nos maux endémiques ne passe pas essentiellement par la matérialisation ponctuelle de petits projets communautaires qui n’ont aucun impact sur l’ensemble de la collectivité. Nous devons apprendre à penser globalement et à agir localement. Dans un tel contexte, n’est-il pas juste et légitime que les enfants de la Côte sud‑ouest, de Port-Salut jusqu’à Tiburon, se donnent la main, dans un élan de solidarité inconditionnel et durable, afin de travailler pour la revalorisation de l’aspect géographique de la zone, la création de richesses, le développement du sport et la promotion de la culture et des arts ?
Pour atteindre ces objectifs et, du coup, raviver la flamme de fierté qui brûle dans nos cœurs à tous, il va falloir que les gens de bonne volonté s’impliquent et participent à cette belle aventure. Toutes les idées sont les bienvenues. Tout le monde est absolument important. Il importe de mentionner le fait qu’il ne doit y avoir aucune espèce de hiérarchisation entre les adhérents d’origines diverses. Par contre, il est primordial de mettre une structure opérationnelle efficace qui permet de répondre adéquatement aux exigences intimement liées à un mouvement d’une telle envergure.
Soyons des bâtisseurs audacieux, des agents de changement, des visionnaires et des défenseurs invétérés de la Côte sud qui veut s’ouvrir sur le monde et devenir un havre de paix pour tous ses enfants. Nous avons beaucoup à gagner en faisant taire les rengaines séculaires, en mettant de côté nos vieilles rancunes, nos vieux stéréotypes contre-productifs pour faire cause commune et renforcer les liens qui nous unissent.
Nous avons le même destin, car nous partageons le même espace géographique. Nous sommes condamnés à échouer ou à réussir ensemble. Il est plus que temps de passer à l’action en vue de ce grand chantier de développement économique et social. Il faut que nous apprenions à nous parler en toute franchise, à nous respecter et à nous faire confiance. En pratiquant au quotidien ces petits détails en apparence banals, mais combien importants, nous pouvons crier haut et fort que l’avenir nous appartient.
Nous avons, à présent, la possibilité de prendre en main notre destin en cessant d’être uniquement de grandes individualités, pour devenir une grande collectivité humaine qui se tient debout comme un seul homme derrière une vision de développement globale et intégrée; une collectivité qui a à cœur le respect de l’environnement, la protection physique de nos villes menacées par les rivières en période de grande crue; une collectivité qui pense à l’épanouissement de la jeunesse et veille au bien-être de tous.
Nous n’avons rien à perdre à vouloir tenter cette enrichissante expérience. Le pire serait de laisser les choses aller telles qu’elles sont aujourd’hui et de continuer à attendre un miracle qui ne se produira jamais. Nous avons le devoir moral d’agir, de mettre en commun nos savoir-faire et notre savoir-être. C’est notre seule porte de sortie, notre seule planche de salut. Nous devons réaliser cette unité dans la diversité pour le plus grand bien de la grande majorité des Côtelais.
Les Côteaux en photos
Site Web de Port-Salut (nouveau)
La FIDECSOH en réunion
Église paroissiale des Anglais - patrimoine national
Le gouvernement haïtien, par l'entremise du ministère de la Culture, a décidé d'élever l'église paroissiale des Anglais au rang de patrimoine national.
Cette distinction constitue un motif de fierté pour la collectivité des Anglais et pour toute la région de la Côte sud.
Cette distinction constitue un motif de fierté pour la collectivité des Anglais et pour toute la région de la Côte sud.
Paroisse de La Cahouane
Le dimanche 23 décembre 2007, La Cahouane est devenue officiellement une paroisse.
La FIDECSOH partage la fierté des catholiques de La Cahouane.
La FIDECSOH partage la fierté des catholiques de La Cahouane.
DIASPOSITIVES - la Voix de la Côte Sud
Procurez-vous votre numéro du magazine DIASPOSITIVES. Vous pouvez aussi nous envoyer vos articles et vos plus belles photos. Une contribution volontaire est réclamée en diaspora pour couvrir les frais de publication et, éventuellement, améliorer la présentation (minimum cinq dollars par numéro). Nous pouvons également nous charger des publicités de nos hommes et de nos femmes d'affaires selon un tarif vraiment dérisoire.
Écrivez-nous à ifdevsoch@hotmail.com
Écrivez-nous à ifdevsoch@hotmail.com
La Fondation MACAYA tire sur la sonnette d'alarme
La tempête tropicale Noël a presque anéanti la localité de Dussape située dans la première section communale des Chardonnières, au nord à 8 Kms de Port-à-Piment. Les dégâts sont énormes. Dix-sept (17) maisons ont été détruites. Les survivants sont très menacés. C'est un cri de coeur que lance la Fondation Macaya aux Responsables du pays en vue de diligenter des actions urgentes pour sauver cette communauté en danger. Mapou est une localité qui a connu le même sort que Dussape.
Pour lire au complet l'article signé par Alphonse Bruno Mentor de la Fondation Macaya, Dusappe, un autre Mapou annoncé, visitez la page Web suivante : http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=50804&PubDate=2007-11-16.
Vous pouvez aussi communiquer avec M. Mentor par courriel à l'adresse brunomentor@yahoo.fr.
Envoyez-nous vos photos
Gens de partout sur la Côte, faites-nous parvenir des photos ou autres documents relatifs à la Côte sud. Nous les publierons pour promouvoir la région. Merci de votre intérêt pour notre région! Vous pouvez aussi utiliser l'adresse électronique suivante pour nous envoyer vos commentaires et suggestions : ifdevsoch@hotmail.com
La marche des coeurs jumeaux
Mon cœur se précipite au devant de ton cœur
tel un chef accueillant l’âme du néophyte.
Mon cœur serre la main de ton cœur,
poignée de cœurs fraternelle
à l’image de l’étreinte traditionnelle
qui scelle les pactes de militance.
Mon cœur couche son bras par-dessus l’épaule de ton cœur
pour s’entretenir de rêves et d’idéaux,
de projets et de réalisations, donc d’avenir.
Mon cœur confesse sa foi dans ton cœur
en tant que frères et sœurs d’une seule famille,
au nom de la soif commune qui les dévore
et du même sang qui les anime.
Mon cœur cherche et épouse la main de ton cœur
pour une marche vers la Côte sud.
Que nos cœurs ont fière allure dans la marche des cœurs jumeaux!
tel un chef accueillant l’âme du néophyte.
Mon cœur serre la main de ton cœur,
poignée de cœurs fraternelle
à l’image de l’étreinte traditionnelle
qui scelle les pactes de militance.
Mon cœur couche son bras par-dessus l’épaule de ton cœur
pour s’entretenir de rêves et d’idéaux,
de projets et de réalisations, donc d’avenir.
Mon cœur confesse sa foi dans ton cœur
en tant que frères et sœurs d’une seule famille,
au nom de la soif commune qui les dévore
et du même sang qui les anime.
Mon cœur cherche et épouse la main de ton cœur
pour une marche vers la Côte sud.
Que nos cœurs ont fière allure dans la marche des cœurs jumeaux!
Makònen ak kòd lonbrik
Randevou rate premye festival Kòtsid la te ban nou a reflechi. Nou tap chache konprann pouki rezon gen sèten moun ki ezite mache avè nou nan avanti sa a ke nap antreprann lan e ki pwomèt anpil? Nou te vle konprann tou pouki gen lòt ki kareman te montre yo kont yon aktivite ke nou tap oganize pou yo, nan enterè yo? Nou te twouve ke sa pat fè sans ke yon moun ta jwenn yon bagay ke li ta ka pèdi nan okazyon sa a.
Depi 29 jiyè ki sot pase a, nou te nan gwo refleksyon, men finalman nou kwè ke nou fini pa konprann. Rezilta a te siprann nou anpil, men, byen ke nou lwen, chak jou k pase pèmèt nou reyalize pi plis ke moun sa yo te gen anpil rezon pou yo pat apiye nou, menm si nou kwè ke rezon sa yo pa valab. Men sa nou konprann.
Premyèman, lide a ak tout plan festival la te soti nan dyaspora a. Men mo a! Sèten moun an Ayiti, ki gen enterè pou fè lòt moun kwè sa, vle ke yo konsidere tout moun ki kite peyi kom yon bann lach ki kouri abandonnen l nan mizè l. Yon nonm pat janm solda, men se tou kom. Yo kenbe moun ki pati yo sou kè, paske yo pat rete pou yo manje mizè. Dizon ke se sa yo vle fè kwè paske sa fè zafè yo; yo gen anpil enterè nan sa. An fèt, moun sa yo konsidere Ayiti tankou yon byen eritay ke yo ta renmen eksplwate pou kont yo. E se egzakteman sa yap chache fè. Si ou pa kwè nou, panse a keksyon doub nasyonalite a. Depi yo pale de zafè sa a, gen sèten moun ke sa fè tout zelewonn yo moute.
Dezyèmman, gen pwoblèm peyi a ki twò politize. Sa a se yon vrè dram. Moun sa yo wè politik nan tout bagay. Se pa etonan ke lè eleksyon dekrete, pa gen kote pou n mete kandida. Tout moun panse yo ka prezidan, yo ka depite, osinon senatè, majistra, etc. Sa pa fè sans. Se vre ke gras a demokrazi a, tout moun gen yon chans, men sa pa vle di ke tout moun kapab. Dyòb leta se pou moun ki renmen ba pèp la sèvis ke peyi a dwe l, men se pa pou moun ki renmen sèvi pwòp tèt yo.
Twazyèmman, moun sa yo, pliske yo renmen sèvi pwòp tèt pa yo, yo vle toujou nan pozisyon pou yo pwofite de systèm lan. Yo toujou gen yon pwojè pou ya l depoze nan ministè. Pwojè pou devlopman, pwojè pou aktivite nan okazyon fèt chanpèt, pwojè pou pwoteje anviwonman, pwojè pou anbelisman lokalite, etc. Pou rezime, ann di pwojè sou do pèp la. Menm si chak ane leta finanse yon pakèt nan pwojè sa yo, pèp la pa janm wè rezilta pliske plizyè fwa pwojè sa yo pa janm egziste vrèman. Ondirè ke pwojè zonbi vle pran plas chèk zonbi nan peyi a! Anfèt se toutafè nòmal pliske pèson pap janm mande pèson pou l bay rapò.
Finalman, gen yon dividal rezon ankò ki kòz ke moun sa yo pa ta renmen sa yo rele dyaspora yo vin mete bouch oubyen nen yo nan zafè yo. Mwen pa di yo gen rezon, men yo toujou santi yo enferyè pa rapò a moun ki soti nan peyi etranje. Kòm yo di ke lajan se pouvwa, se petèt paske yo panse ke tout dyaspora gen lajan. Antouka, konpatriyòt nou yo, lè yo rive an Ayiti, se enpresyon sa a yo bay, menm si laplipaditan se bil kreditkat yap anpile sou tèt yo. Kouman pou fè yon moun konfyans si ou konplekse devan l oubyen si ou jalou de li? Nou konprann ke nan kondisyon sa a, lyendkonfyans lan pa kap egziste.
Apre tout konsiderasyon sa yo, nou rive konprann pouki sèten moun an dedan peyi a ka santi yo menase pa frè osinon sè Ayisyen kap viv deyò, nan lòt peyi. Se nòmal ke chak moun chache entere l, sak pa nòmal ditou se lè ou chache l odepan de enterè lòt moun. Nou fèt pou imajine fason pou enterè nou manje nan menm jaden ak enterè vwazen an, oubyen pou yo kouche nan menm kabann. Sa posib, menm lè krab pa gra.
Se ki vle ke di yon frè ou yon sè pa sipoze santi l menase paske yon lòt frè ou yon lòt sè renmen manman l ke li menm li renmen tou. Se menm jan an : Ayiti se manman nou tout, wap viv nan pye l, ou renmen l, ma p viv lwen l, mwen renmen l tou. Dayè, palefèt ke nou ap viv lwen l lan pèmèt nou pran konsyans de lanmou nou genyen pou li pi plis pase sa yo ki andan l lan. Kòm prèv : ke se New York, Boston, Miami, Montréal, etc. depi de ou twa Ayisyen reyini yo kote se pou gen diskisyon, e sijè a se toujou Ayiti. Epi, lefèt ke w rete ladan l lan, pa ba ou dwa pou prive n de dwa pa n sou li. Si nou vle konsekan ak tèt nou, se pa anpil moun kap viv anndan peyi a ki chwazi rete viv ladan l. Se vre ke genyen kèk grenn, malerezman se pa janm yo menm ki chache taye zèb anba pye sa ki pati yo. Sa yo ki swadizan vle defann peyi a kont pitit li yo ki deyò a, twaka ladan yo, malèt yo fèt pou yo ta pati tou, men se okazyon ki pa janm prezante.
Alò, nou se pitit Ayiti Toma ki deyò, men nou se pitit menm jan ak tout pitit. Nou soude ak tè sa a gras a kòd lonbrik nou ki te plante ladan, ki pouri nan li, ki nouri l e ki fè yon sèl avè l jodia e pou tou tan. Kilès ki pa konnen ke kòd lonbrik se sa ki makònen tout manman ak pitit li? Donk nou makònen pou lavi ak peyi nou, Ayiti e se pa mòn, se pa rivyè, ni se pa lanmè ki ka separe nou de li.
Pliske nou se pitit, nou gen dwa. Tout dwa. Menm dwa ak tout lòt frè ou sè Ayizyen. Menm dwa ak prezidan an, ak palmantè yo, ak tout lòt gwo zotobre. Menm dwa ak tout komèsan, tout movezafè, tout travayè, tout chomè, tout malere, tout Ayisyen konsekan, tout sitwayen. Nou gen dwa pou nou renmen peyi nou, pou nou sèvi l, pou n foure nen nou, bouch nou e menm je nou ak tout men nou nan zafè l. Nou gen dwa pou nou patisipe nan eritaj li genyen pou tout pitit li yo. Se pou sa ke Desalin te mouri.
Si jodia nou deyò, demen nou ka lanfan prodig. Se ki vle di ke nou ka tounen vin reyalize pwojè Gouverneurs de la rosée (Gouvènè de la Wouze) a. Pou nou mennen pwojè sa a kote ke sa fè lontan li te dwe rive deja, akondisyon ke yo pa fè nou sa yo te fè Mannwèl la.
Wè! Nou makònen ak kòd lonbrik!
Depi 29 jiyè ki sot pase a, nou te nan gwo refleksyon, men finalman nou kwè ke nou fini pa konprann. Rezilta a te siprann nou anpil, men, byen ke nou lwen, chak jou k pase pèmèt nou reyalize pi plis ke moun sa yo te gen anpil rezon pou yo pat apiye nou, menm si nou kwè ke rezon sa yo pa valab. Men sa nou konprann.
Premyèman, lide a ak tout plan festival la te soti nan dyaspora a. Men mo a! Sèten moun an Ayiti, ki gen enterè pou fè lòt moun kwè sa, vle ke yo konsidere tout moun ki kite peyi kom yon bann lach ki kouri abandonnen l nan mizè l. Yon nonm pat janm solda, men se tou kom. Yo kenbe moun ki pati yo sou kè, paske yo pat rete pou yo manje mizè. Dizon ke se sa yo vle fè kwè paske sa fè zafè yo; yo gen anpil enterè nan sa. An fèt, moun sa yo konsidere Ayiti tankou yon byen eritay ke yo ta renmen eksplwate pou kont yo. E se egzakteman sa yap chache fè. Si ou pa kwè nou, panse a keksyon doub nasyonalite a. Depi yo pale de zafè sa a, gen sèten moun ke sa fè tout zelewonn yo moute.
Dezyèmman, gen pwoblèm peyi a ki twò politize. Sa a se yon vrè dram. Moun sa yo wè politik nan tout bagay. Se pa etonan ke lè eleksyon dekrete, pa gen kote pou n mete kandida. Tout moun panse yo ka prezidan, yo ka depite, osinon senatè, majistra, etc. Sa pa fè sans. Se vre ke gras a demokrazi a, tout moun gen yon chans, men sa pa vle di ke tout moun kapab. Dyòb leta se pou moun ki renmen ba pèp la sèvis ke peyi a dwe l, men se pa pou moun ki renmen sèvi pwòp tèt yo.
Twazyèmman, moun sa yo, pliske yo renmen sèvi pwòp tèt pa yo, yo vle toujou nan pozisyon pou yo pwofite de systèm lan. Yo toujou gen yon pwojè pou ya l depoze nan ministè. Pwojè pou devlopman, pwojè pou aktivite nan okazyon fèt chanpèt, pwojè pou pwoteje anviwonman, pwojè pou anbelisman lokalite, etc. Pou rezime, ann di pwojè sou do pèp la. Menm si chak ane leta finanse yon pakèt nan pwojè sa yo, pèp la pa janm wè rezilta pliske plizyè fwa pwojè sa yo pa janm egziste vrèman. Ondirè ke pwojè zonbi vle pran plas chèk zonbi nan peyi a! Anfèt se toutafè nòmal pliske pèson pap janm mande pèson pou l bay rapò.
Finalman, gen yon dividal rezon ankò ki kòz ke moun sa yo pa ta renmen sa yo rele dyaspora yo vin mete bouch oubyen nen yo nan zafè yo. Mwen pa di yo gen rezon, men yo toujou santi yo enferyè pa rapò a moun ki soti nan peyi etranje. Kòm yo di ke lajan se pouvwa, se petèt paske yo panse ke tout dyaspora gen lajan. Antouka, konpatriyòt nou yo, lè yo rive an Ayiti, se enpresyon sa a yo bay, menm si laplipaditan se bil kreditkat yap anpile sou tèt yo. Kouman pou fè yon moun konfyans si ou konplekse devan l oubyen si ou jalou de li? Nou konprann ke nan kondisyon sa a, lyendkonfyans lan pa kap egziste.
Apre tout konsiderasyon sa yo, nou rive konprann pouki sèten moun an dedan peyi a ka santi yo menase pa frè osinon sè Ayisyen kap viv deyò, nan lòt peyi. Se nòmal ke chak moun chache entere l, sak pa nòmal ditou se lè ou chache l odepan de enterè lòt moun. Nou fèt pou imajine fason pou enterè nou manje nan menm jaden ak enterè vwazen an, oubyen pou yo kouche nan menm kabann. Sa posib, menm lè krab pa gra.
Se ki vle ke di yon frè ou yon sè pa sipoze santi l menase paske yon lòt frè ou yon lòt sè renmen manman l ke li menm li renmen tou. Se menm jan an : Ayiti se manman nou tout, wap viv nan pye l, ou renmen l, ma p viv lwen l, mwen renmen l tou. Dayè, palefèt ke nou ap viv lwen l lan pèmèt nou pran konsyans de lanmou nou genyen pou li pi plis pase sa yo ki andan l lan. Kòm prèv : ke se New York, Boston, Miami, Montréal, etc. depi de ou twa Ayisyen reyini yo kote se pou gen diskisyon, e sijè a se toujou Ayiti. Epi, lefèt ke w rete ladan l lan, pa ba ou dwa pou prive n de dwa pa n sou li. Si nou vle konsekan ak tèt nou, se pa anpil moun kap viv anndan peyi a ki chwazi rete viv ladan l. Se vre ke genyen kèk grenn, malerezman se pa janm yo menm ki chache taye zèb anba pye sa ki pati yo. Sa yo ki swadizan vle defann peyi a kont pitit li yo ki deyò a, twaka ladan yo, malèt yo fèt pou yo ta pati tou, men se okazyon ki pa janm prezante.
Alò, nou se pitit Ayiti Toma ki deyò, men nou se pitit menm jan ak tout pitit. Nou soude ak tè sa a gras a kòd lonbrik nou ki te plante ladan, ki pouri nan li, ki nouri l e ki fè yon sèl avè l jodia e pou tou tan. Kilès ki pa konnen ke kòd lonbrik se sa ki makònen tout manman ak pitit li? Donk nou makònen pou lavi ak peyi nou, Ayiti e se pa mòn, se pa rivyè, ni se pa lanmè ki ka separe nou de li.
Pliske nou se pitit, nou gen dwa. Tout dwa. Menm dwa ak tout lòt frè ou sè Ayizyen. Menm dwa ak prezidan an, ak palmantè yo, ak tout lòt gwo zotobre. Menm dwa ak tout komèsan, tout movezafè, tout travayè, tout chomè, tout malere, tout Ayisyen konsekan, tout sitwayen. Nou gen dwa pou nou renmen peyi nou, pou nou sèvi l, pou n foure nen nou, bouch nou e menm je nou ak tout men nou nan zafè l. Nou gen dwa pou nou patisipe nan eritaj li genyen pou tout pitit li yo. Se pou sa ke Desalin te mouri.
Si jodia nou deyò, demen nou ka lanfan prodig. Se ki vle di ke nou ka tounen vin reyalize pwojè Gouverneurs de la rosée (Gouvènè de la Wouze) a. Pou nou mennen pwojè sa a kote ke sa fè lontan li te dwe rive deja, akondisyon ke yo pa fè nou sa yo te fè Mannwèl la.
Wè! Nou makònen ak kòd lonbrik!
Portrait-profil
Vilus Espérance (Juillet 2008)
par Charles-Ludovic Espérance
« Kite lavi pale! »
Bien que je doive vous avouer qu’il existe, en plus du nom, un certain lien de parenté entre moi et mon sujet, il ne s’agit pas de mon père ni de mon oncle. Alors, détrompez-vous tout de suite! Je ne cherche point à prêcher pour ma paroisse. Tout simplement, il y a que j’estime utile de vous faire connaître cet homme plus qu’intéressant en lui rendant un hommage posthume.
Vers la fin des années 70, tandis qu’en général, tout le monde avait peur d’exprimer sa pensée – on était en pleine dictature – un modeste père de famille des Chardonnières, inculte par surcroît, a subitement découvert la Parole et y a pris goût. Le plus surprenant, c’est qu’il avait autant soif de parler que la population avait envie de l’écouter!
Converti à la religion baptiste, Vilus Espérance, même s’il ne savait pas lire arrivait à mémoriser des versets bibliques en français, qui lui servaient à étayer ses propos lors de ses conversations avec les personnes de son voisinage ou de passage qu’il croisait ou lors de ses soirées d’exercice d’éloquence sous un ciel clair et étoilé. Il faut dire que l’homme avait vraiment des dispositions naturelles pour l’art en question.
Quand Vilus parlait, les gens voulaient entendre ce qu’il disait tant son discours était pragmatique, profond et surprenant. Aux yeux des Chardonnésiens, il était l’incarnation d’au moins quatre grands personnages. C’était à la fois Jésus, Socrate, Gandhi et Cicéron réunis chez un même personnage. Sacré mélange, vous en conviendrez!
Sauf qu’à la différence de Jésus et des autres prédicateurs ou prophètes de ce monde, pour Vilus le salut du corps primait sur celui de l’âme. On entend souvent citer le proverbe selon lequel : « Ventre affamé n’a point d’oreille », notre frère l’avait bien compris au point de le réinventer. Il avait une manière tout à fait audacieuse de passer du divin à l’humain et vice versa.
Homme fier, brave et courageux, Vilus travaillait très fort à titre de cultivateur et de sous-traitant dans la spéculation de denrées agricoles, cependant tous les bénéfices tirés de son travail visaient la satisfaction immédiate de ses besoins matériels et de ceux de sa famille. Il faut dire qu’en plus de sa femme, Carmelle, il n’avait pas moins de neuf enfants à nourrir. Ils avaient pour nom : Vilius, David, Marc‑Henry, Ulysse, Alberto, Marie-Carmelle, Révil, Saurel et Fresnel, soit huit garçons et une fille.
Sans oser parler de doctrine philosophique, on pourrait affirmer que Vilus prônait une sorte de matérialisme chrétien qui, sans être clairement défini comme celui d’un Josemaria Escriva – il n’était pas en mesure de le faire – s’y apparente grandement. Ou se peut-il que tout ça nous ramène au sempiternel « Mens sana in corpore sano » des anciens Romains, purement et simplement?
Une chose est certaine : il avait le sens de la litote, le cher Vilus. Concis et justes, ses slogans avaient beaucoup de profondeur et de portée, et invitaient à la réflexion. Le plus célèbre de tous a été le « Kite lavi pale! » qui s’est vite imposé en leitmotiv, que toute une population s’est approprié avec bonheur et qui témoigne d’une grande sagesse. « Kite lavi pale! » suppose de laisser le temps faire son œuvre; c’est le culte de la patience à son paroxysme. Essentiellement, il s’agit également d’une confession de foi dans la justice naturelle pure qui repose sur la loi de l’équilibre universel – à l’origine de la théorie de la main invisible, en économie, par exemple – et qui va au-delà du respect des lois ou autres conventions. Ici Vilus rejoint Socrate et, en un sens, Jésus. « Kite lavi pale! » suppose enfin une absence de quête de réparation aveugle. Or, n’estce pas le plus souvent cette quête de réparation qui se traduit en vengeance et en violence? Gandhi que sa silhouette rappelle étonnamment serait vraiment fier de lui?
Bref, redescendons sur terre et tentons de voir la pertinence pratique de cette « philosophie » du « Kite lavi pale! » pour la société côtelaise en général et, par voie de conséquence, pour la FIDECSOH.
D’abord, Vilus Espérance se veut protecteur de l’harmonie sociale. Il prône une sagesse de vie et un art de vivre qui excluent les tendances et les comportements réactifs, impulsifs voire vindicatifs. Les valeurs qu’il prônent sont la tolérance, la patience la tempérance, la persévérance et, de manière indirecte, la douceur, la non-violence, le pardon et la charité. Eh oui, comme Martin Luther King dont il n’a jamais entendu parler, sans doute!
De plus, « Kite lavi pale! », c’est le respect de la vie. Car, l’impulsivité et l’esprit de vengeance poussent souvent à tuer. Or, chaque fois qu’on tue – que ce soit en commettant un meurtre ou en se servant de la sorcellerie – on inflige une blessure à la vie et on contribue à amoindrir les possibilités d’épanouissement des individus qui font partie de la société. Ces derniers finissent, en fait, par avoir peur de travailler, d’investir, de prendre des initiatives pour tenter de sortir de la misère pour ne pas faire les frais de la jalousie des autres. La pensée de Vilus est en ce sens très prodéveloppementale.
En dernier lieu, il est intéressant de constater qu’il n’est pas indispensable d’avoir fait de grandes études pour être un homme ou une femme d’idées. Vilus Espérance ne savait pas lire, mais il était un homme très écouté grâce à la richesse et à la profondeur de ses propos. Il faut comprendre que philosophe n’est pas nécessairement un synonyme de savant. Ce qui importe, c’est de savoir reconnaître la vraie valeur de chacun des plus petits d’entre nos concitoyens.
Officiellement, le philosophe, Vilus Espérance, n’a pas laissé de disciple. Toutefois, certaines des graines qu’il a semées sont tombées dans de la bonne terre, tout particulièrement le « Kite lavi pale! ». Il est à souhaiter qu’elles finissent par germer pour produire un jour des fruits pour toute la région de la Côte Sud-Ouest. En attendant, si vous connaissez des gens exceptionnels comme Vilus qui vivent ou ont vécu dans votre localité, il est sans doute temps de les sortir de l’anonymat pour l’édification de notre âme côtelaise commune.
Harry Anglade (janvier 2008)
par Charles-Ludovic Espérance
Le personnage que nous avons choisi de camper pour vous dans ce numéro de DIASPOSITIVES représente aujourd’hui l’une des figures les plus dominantes de Port-à-Piment du sud et l’une des plus représentatives de la Côte depuis ces 20 dernières années, au moins. Des Port-à-Pimentais les plus illustres, certains sont morts : Etzer Jameau, Henry Gattereau, Rocher Damas, Fougère Saint-Dic, Gérard Descombes, Danel Anglade, Abdon Lubin, Hénoch Aärestrup, etc., certains autres ne vivent plus à Port-à-Piment : Robert Gattereau, Raymond Jameau, Evald Baron, etc. et rares sont ceux qui ont choisi d’y rester : Saurel Descombes, Elvire Damas, Roger Damas, Nicole Émile, Gabrielle Anglade, Fito Gattereau, etc. Cependant, Harry Anglade s’efforce de maintenir le contact et surtout d’entretenir la flamme qui brûle son cœur pour son patelin et sa région. Bien qu’il travaille à Port-au-Prince, Rico les honore, en effet, régulièrement de sa présence. Pour lui, la moindre occasion est un prétexte pour faire un saut à Port-à-Piment : une longue fin de semaine, une fête champêtre, un match de football, vraiment tout.
Harry est le fils de Danel Anglade et de Gabrielle Lubin. Il a fait ses études primaires à l’École de Figuiers qu’a dirigée son père jusqu’à sa promotion au rang d’inspecteur scolaire. En octobre 1967, il est entré au Collège Stella Maris des Sœurs de Sainte-Anne pour entamer ses études secondaires. Il y est resté trois ans après quoi ses parents l’ont envoyé continuer ses études à Port-au-Prince. C’est au Collège Roger Anglade qu’il les a terminées en juin 1975. Puis, en octobre 1976, Rico devait pénétrer dans le monde de l’université. Il a choisi, bien évidemment, de poursuivre une tradition familiale déjà bien établie – son père, sa mère et un de ses frères, entre autres, ont tous fait carrière dans l’enseignement – et s’est inscrit à l’École Normale Supérieure.
À l’époque, seuls ceux qui étaient vraiment porteurs d’une vocation s’inscrivaient à l’École Normale Supérieure. Le jeanclaudisme vivait ses plus beaux jours et, comme sous le règne de Duvalier père, l’éducation était loin d’être une priorité. Contrairement aux écoles normales d’instituteurs qui étaient relativement bien structurées, sans doute beaucoup mieux qu’aujourd’hui, l’École Normale Supérieure faisait figure de parent pauvre : pas de local, pas de matériel didactique, manque de professeurs, etc. D’abord, on n’avait pas intérêt à former des gens qui sont appelés à enseigner aux jeunes du secondaire; ensuite, on craignait que, dans leurs rangs, se cachent certains esprits subversifs donc susceptibles de partir un mouvement d’opposition contre le gouvernement. Ces étudiants étaient tous des suspects, à leur insu.
Le but de tout ceci est de vous démontrer à quel point cette inscription à l’École Normale Supérieure était loin d’être banale. Après des études en lettres, ce sont les portes de l’enseignement qui s’ouvraient pour Rico. Bien entendu, avec un nom de famille comme le sien, on soupçonne qu’il y avait au moins un établissement qui attendait le moment de lui souhaiter la bienvenue dans le monde de l’enseignement. Comme vous pouvez vous en douter, dès octobre 1978, on le retrouvait donc au Collège Roger Anglade comme professeur de lettres : latin et français. Toutefois, sa renommée a vite débordé les limites de cet établissement et suscité la convoitise de nombre d’autres directeurs d’école. Entre 1978 et 2000, Rico a eu l’occasion d’enseigner dans les établissements secondaires suivants : Petit Séminaire Collège Saint Martial, Collège Marie Anne, Lycée Toussaint Louverture, Collège Saint Pierre, etc.
Arrivé à ce dernier établissement en 1998 en tant que superviseur pédagogique, M. Anglade – « À tout seigneur, tout honneur », sauf que c’est la première et la dernière fois que je l’appelle Monsieur sinon il risque de le prendre pour une habitude – occupe aujourd’hui le poste de directeur du Collège Saint‑Pierre. Comme vous voyez, en dépit d’une relative jeunesse, cela fait déjà 20 belles années d’une carrière bien remplie. Rico est marié à Florence Lindor, ancienne secrétaire de la Banque de la République d’Haïti (BRH), et est père de trois beaux enfants : deux filles (Colette et Clarissa) et un fils (Luidgi). Il est le frère de Mona, de Bertin et de Pierre. Comme mentionné ci-dessus, ce dernier pratique la même profession que Rico : il a enseigné en Haïti, en France et dans plusieurs pays d’Afrique.
Depuis sa tendre enfance, Rico a toujours représenté aux yeux de plusieurs hommes et femmes de son entourage, le fils qu’ils aimeraient avoir. Et ce, grâce à sa gentillesse et à son amabilité. L’homme qu’il est devenu aujourd’hui a conservé ces belles qualités, entre d’autres. Il est poli, respectueux, chaleureux, sympathique, ouvert d’esprit, etc. Sans être le meilleur blagueur, il possède toutefois un grand sens de l’humour. Je me souviens des intéressantes et inoubliables parties de cartes à trois que nous faisions quotidiennement : Rico, Pierre-Michel et moi. À l’époque nous étions quasiment inséparables.
Toutefois, le Rico que la plupart des gens de la Côte connaissent, c’est le footballeur. Il a foulé presque tous les terrains de la région tant en qualité de joueur qu’en celle d’organisateur ou d’arbitre. Rico a fait ses débuts comme gardien avant de trouver sa place à la position de libéro. Je me souviens que son séjour devant les filets n’a pas été des plus reposants. Il est d’ailleurs celui qui a eu le privilège d’être le gardien à accorder le tout premier but marqué sur le terrain des Chardonnières. Ce fut sur un tir‑centre de Marc-Antoine Case (Ti Marco) lors du match inaugural. Je me souviens aussi que ce but historique, l’unique de la partie fut marqué dans le camp sud. J’espère qu’il ne m’en voudra pas d’avoir rappelé ce mauvais souvenir.
Par la suite, Rico a connu des beaux jours au centre de la défense port-à-pimentaise. Il était devenu un libéro solide, efficace et fiable. Sa présence seule avait valeur de police d’assurance pour ses coéquipiers. En même temps, c’était incontestablement un leader qui faisait office de joueur, d’entraîneur et, parfois, de capitaine. Un leader calme qui prêchait par l’exemple tant par son jeu que par son attitude sur le terrain et en dehors du terrain; dans la victoire comme dans la défaite, il gardait toujours un comportement égal et surtout une lucidité et un sang-froid déconcertants.
Bref, il est à souhaiter que la Côte continue de produire d’autres jeunes de la trempe d’un Harry Anglade. Des jeunes qui éprouvent cette même fierté et qui sont animés de cette même passion pour leur ville natale et, par ricochet, pour leur coin de pays. À preuve, même s’il a passé les dernières vacances de Noël à New York en compagnie de sa femme et de ses enfants, du 17 au 20 décembre dernier, il a eu le temps de s’offrir un bref séjour sur la Côte. Il en a d’ailleurs profité pour se rendre jusqu’à Tiburon. Dans environ un mois, c’est à Port-à-Piment qu’il ira passer le carnaval de 2008.
Pour conclure, Rico rêve de participer au développement de la Côte sud et, spécialement, de sa ville natale, Port-à-Piment, dont il est follement amoureux. Il aimerait également prendre part au prochain festival culturel de la Côte sud, l’été prochain. Rico, c’est un Côtelais, et un vrai! Nous lui souhaitons de continuer à gravir les sommets et à bien représenter notre région. Nous lui souhaitons enfin d’intégrer la marche des cœurs jumeaux afin de mettre ses capacités au service de ceux qui l’aiment comme un fils ou comme un frère.
Renette François Barbier (octobre 2007)
par Charles-Ludovic Espérance
Ils ne doivent pas être nombreux, les personnes originaires de la Côte sud qui connaissent Renette Barbier, cette femme qui fait tant honneur à notre coin de pays. Quelques aînés de Roche-à-Bateau et des Côteaux, certains proches parents et certains amis de sa famille, et c’est probablement tout.
Renette François, de son nom de fille, est née à Duval, une localité de la commune de Roche-à-Bateau. Dès l’âge de six ans, ses parents l’envoient étudier chez les sœurs de l’Immaculée Conception des Côteaux où elle restera jusqu’à l’obtention du brevet élémentaire, avant d’aller terminer ses études secondaires à Port-au-Prince. On peut alors dire qu’elle est autant Côtolaise que Rocheloise.
En 1968, après des études en nursing à Port-de-Paix dans le Nord‑Ouest d’Haïti, elle rentre à Port-au-Prince et travaillera à l’hôpital de Fermathe jusqu’à son départ pour le Canada en 1970. Mme Barbier fait donc partie de la première vague de professionnels à quitter Haïti à destination du Canada.
C’est d’ailleurs à Montréal que Renette François et Jean-René Barbier, un biochimiste qui travaille au Conseil national des recherches du Canada (CNRC), ont uni leur destinée, le 16 mars 1974. Aujourd’hui, la famille continue de s’agrandir : ils sont les parents d’un garçon et d’une fille, et les grands-parents d’un petit garçon et de deux fillettes (des jumelles).
Infirmière de formation, Mme Barbier a passé la majeure partie de sa vie à soigner des malades. Après Fermathe, Montréal (elle a travaillé à l’Institut Ambar de Montréal entre 1971 et 1974), elle a mis ses compétences au service des gens de la région de la capitale nationale du Canada, tant à Ottawa (Hôpital général d’Ottawa) qu’à Gatineau (Hôpital Sacré-Cœur de Hull), jusqu’à sa retraite (de 1975 à 1999). Mais exercer une profession aussi noble que le nursing ne suffisait point à assouvir la grande soif de servir qui anime Renette Barbier.
« Je dormais et je rêvais que la vie n’était que joie. Je m’éveillais et je vis que la vie n’est que service. Je servis et je compris que le service est joie. », a affirmé Rabindranàth Tagore. Quand on prend le temps d’analyser l’ensemble des activités communautaires de Renette François Barbier que beaucoup surnomment mère Theresa, on réalise que ce mot du gagnant du Prix Nobel de littérature en 1913, décrit bien sa vie.
L’engagement de Mme Barbier ne date pas d’hier. Déjà en 1972, soit deux ans après son arrivée au Canada, elle avait ouvert a une école à Duval. Toutefois, il s’est amplifié à la suite de sa première visite en Haïti en 1999, après une absence de 28 ans. « J’avais laissé mon pays dans un état de pauvreté et je l’ai retrouvé dans la misère. », a-t-elle déclaré par la suite pour exprimer sa stupéfaction. Le genre de surprise qui laisserait n’importe qui sans mot, sans voix et sans capacité de réaction! Cependant, dans le cas de notre chère compatriote, la surprise a servi de catalyseur, de source d’énergies positives. Elle a été révélatrice d’une vocation à peine déjà soupçonnée.
Aujourd’hui, Renette Barbier a à son actif plusieurs projets exécutés au profit des plus vulnérables de notre pays : deux jardins d’enfants, deux écoles primaires dont l’une de 360 élèves à Duval, une maison d’accueil pour les personnes âgées démunies à Roche‑à-Bateau, une clinique médicale, un orphelinat qui accueille 87 jeunes aux Gonaïves, une cuisine communautaire pour les enfants souffrant de malnutrition, quatre ou cinq bibliothèques, etc. Or, ce n’est pas tout. Sa tête est remplie d’autres projets, ce qui a poussé son mari à dire qu’« elle est une machine à projets. »
Par ailleurs, elle a fondé plusieurs organismes communautaires, dont la Cellule de réveil de la communauté haïtienne d’Ottawa et de l’Outaouais, le mouvement SOS Haïti à Ottawa et en Outaouais (OTEI SOS Haïti qu’il faut dissocier de SOS Haïti de Montréal) et, bien évidemment, l’Organisation Têtes Ensemble internationale.
Quant aux distinctions qu’a méritées Mme Barbier pour son travail, on n’en finirait pas de les dénombrer : personnalité de l’année dans le cadre des célébrations du mois des Noirs, en 2002; certificat de reconnaissance du Réseau Outaouais (pour sa contribution à l’insertion sociale et professionnelle des immigrants); certificat de reconnaissance du Regroupement des femmes d’affaires et de profession noires de Montréal (pour sa contribution au développement de sa communauté); certificat de reconnaissance du gouvernement du Canada (pour son service exceptionnel et sa contribution en tant que bénévole); certificat du ministère des Relations avec les Citoyens et de l’Immigration (pour la réalisation d’activités favorisant la participation civique); certificat de reconnaissance des communautés haïtiennes du Canada (pour sa contribution à la fierté de la communauté haïtienne de la région de la capitale nationale dans le domaine du service communautaire); personnalité de la semaine Le Droit/Radio‑Canada; personnalité de l’année du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti (pour la réalisation de plusieurs projets humanitaires dans notre pays); et prix d’altruisme de l’organisation Legacy, entre autres.
Voici campé, pour vous, le profil d’une femme exceptionnelle que certains de nos compatriotes ont couronnée reine : la « reine au grand cœur » en raison de son engagement communautaire. Une fille de chez nous, de surcroît, qui consacre une bonne partie de sa vie à servir les autres! Ce qui autorise à croire que notre région doit avoir produit beaucoup d’hommes et beaucoup d’autres femmes de la trempe de Renette François Barbier. Elle ne saurait être la seule; c’est impensable! La marche des cœurs jumeaux lancée par la FIDECSOH est une occasion offerte à tous ceux et à toutes celles qui lui ressemblent, mais ne s’en doutent même pas ou qui le savent, mais n’osent pas encore répondre à l’appel de leur cœur.
« Rendre service de tout son pouvoir, de toutes ses forces, il n’est pas de plus noble tâche sur la terre », a dit le grand Sophocle. Alors, trêve de tergiversations, il est plus que temps d’entrer dans les rangs!
Marc Lubin (août 2007)
par Charles-Ludovic Espérance
Né aux Chardonnières, Marc-Guillaume est le fils de René Octobre et de Caridad Lubin.
Marc a été élevé entouré de sa famille : oncles, tantes, cousins, cousines, notamment. Mais, ce sont surtout ses grands-parents qui auront exercé sur lui la plus grande influence. Son grand‑père, Spinoza Aubin (Pino), lui a inculqué un grand sens de l’honnêteté tandis que sa grand‑mère, Délina Octobre (Tante Déca), qui l’a élevé, lui a procuré le confort et la sécurité dont il avait besoin pour grandir et se développer.
À un âge assez précoce, Marc a laissé Les Chardonnières (il y revenait à l’occasion passer ses vacances d’été) pour aller vivre à Port-au-Prince avec sa grand-mère. Il a d’ailleurs fait une partie de ses études primaires et la totalité de ses études secondaires dans la région de la capitale (à Port-au-Prince et à Pétion‑Ville). Très jeune, il témoignait déjà d’un goût très prononcé pour le journalisme. Il n’avait pas encore commencé le secondaire qu’il écrivait de petits articles qu’avec plaisir il montrait à des membres de sa famille, notamment à son oncle, feu Lamoussey André. C’est probablement cela qui l’a conduit à Radio Métropole où il a travaillé comme animateur entre 1985 et 1991. Il a aussi collaboré au magazine culturel Tap Tap Magazine, une sorte de supplément du journal Le Nouvelliste. Marc souhaite revenir un jour au journalisme pour échanger ses idées avec le public.
Aujourd’hui, Marc évolue dans le domaine artistique en tant que parolier. Depuis l’été 2006, il est une espèce de révélation pour les amateurs de compas. Pourtant, il n’est pas à ses premières armes dans le métier. Loin de là! Des titres du groupe Nu Look comme Cookie, Souvenir, Why do you say you love portent sa signature. Toutefois, les chansons qui lui ont valu la reconnaissance du public et cette popularité naissante sont Zanmi et Première danse du premier album de Nickenson Prud’homme et, tout récemment, Jadoue, Sentiments et Embrasse-moi du deuxième CD du groupe Hang Out.
Le public haïtien reconnaît la qualité des textes de Marc. Plus souvent qu’autrement, on fait allusion à la grande sensibilité qui en transparaît. C’est, sans doute, ce qui pousse certains à le considérer comme un romantique. Ce qu’il ne nie pas, se contentant tout simplement de dire : « Nous le sommes tous à notre façon ». En tant que faiseur de chansons sur commande, si son nom se trouve associé à plusieurs chansons dites douces, la plupart du temps, c’est dû à sa capacité de se conformer au goût des demandeurs. Les jeunes chanteurs exigent des chansons d’amour, question de plaire à leur public! Cela s’entend. Cependant, les thèmes plus sérieux, notamment le respect de la femme et l’honnêteté, ont une grande importance aux yeux de Marc. Il promet même que ses prochains textes s’inscriront dans cette veine.
La relation que Marc entretient avec les mots ne se résume pas à écrire des chansons. Il a déjà collaboré avec Ralph Boncy et Georges Léon-Émile à l’écriture d’un rapport de recherche sur la musique haïtienne, intitulé La Chanson d’Haïti (1965-1985). Un livre à avoir dans sa bibliothèque. Marc fait encore aujourd’hui des recherches sur la culture haïtienne. De plus, il aimerait publier d’ici l’année prochaine un recueil de contes ou d’histoires à l’intention des enfants haïtiens. Ce livre prendra pour titre le nom d’un de ses cousins vivant aux Chardonnières. Il faut aussi noter que Marc est travailleur social; il détient un bac en psychologie et intervient auprès des jeunes écoliers dans la région de Miami.
Par ailleurs, Marc a plein d’autres projets. En ce moment, il travaille avec Nickenson Prud’homme à un second album. Un de ses textes paraîtra sous peu sur l’album de Jazz la de Shedly Abraham. À surveiller. Il aimerait pouvoir publier son livre pour enfants en 2008. Nous, pour notre part, nous aurions souhaité qu’il se remette au travail avec Ralph Boncy pour nous offrir le deuxième volume qu’ils nous avaient promis pour 1996 et qui sera consacré à l’évolution de la musique populaire d’Haïti de 1985 à nos jours.
Marc-Guillaume espère participer à la deuxième édition du Festival de la Côte sud qui aura lieu l’année prochaine dans une localité de la Côte sud. En attendant, son vœu le plus cher est de voir la jeunesse chardonnésienne retrouver l’unité qui la caractérisait autrefois. C’est que sa récente visite aux Chardonnières lui a permis de se rendre compte à quel point les jeunes sont divisés, en grande partie pour des raisons politiques.
Marc-Guillaume vous salue et vous dit donc : « À l’année prochaine! »
Entrez dans la marche
Dans le premier numéro de DiaSpositives, nous avons lancé une invitation à tous ceux et à toutes celles qui désirent aider la FIDECSOH à remplir son mandat : promouvoir la région de la Côte sud-ouest d’Haïti et travailler au mieux-être de sa population.
La marche des cœurs jumeaux, comme nous avons baptisé cette aventure, est ouverte à toute personne qui est originaire de la région ou qui a de l’intérêt pour elle, quel que soit son lieu de résidence ou de domicile actuel. Nous aimerions pouvoir mettre en place des équipes de travail dans toutes les grandes villes des États-Unis et du Canada où se sont établis des ressortissants de la Côte, ainsi qu’en Haïti dans chacune de nos localités situées entre Port-Salut et Tiburon.
Selon les échos qui nous sont parvenus des Chardonnières où nous avons tenté de réaliser la première édition de notre festival annuel, beaucoup de personnes s’identifient déjà à la FIDECSOH et sont prêtes à entrer dans la marche. Toutefois, nous aimerions également pouvoir convaincre les plus incrédules, car la tâche qui nous attend est énorme à l’instar de l’immensité des besoins qu’il faudra satisfaire pour la population côtelaise.
Nous souhaitons, dès à présent, la bienvenue à tous ces cœurs jumeaux déjà conquis en prévision de la grande marche. Cependant, une précision s’impose! Bienvenue (You’re welcome) étant l’expression utilisée par les Nord‑américains autant pour accueillir que pour dire « il n’y a pas de quoi /de rien », nous voulons mettre en garde les contestataires chroniques. Dieu seul sait combien il en existe de cette race‑là chez nous comme partout ailleurs!
Dans le domaine des affaires publiques, s’opposer – ou tout bonnement contester – est un droit démocratique qu’il est souvent fort utile d’exercer; cela permet d’éviter des erreurs et autres inconvénients ou déceptions. Mais, chez certains individus, s’opposer et contester ne sont que les symptômes d’un mal beaucoup plus profond. C’est une sorte de bouclier ou une carapace derrière lesquels ils se blottissent pour ménager un gros ego qu’ils se sont bâti, question de compenser certaines lacunes, de camoufler des faiblesses, ou de se donner l’impression d’être importants. D’instinct, ces gens s’opposeront à toute idée auxquels ils n’ont pas été les premiers à penser ou à toute initiative dont ils ne sont pas les promoteurs.
À ceux-là, nous préférons dire « y a pas d’quoi », car de tels esprits contestataires font perdre du temps aux autres, ruinent les efforts et minent la confiance des autres. En somme, s’opposer pour s’opposer ou contester pour contester, il n’y a rien de plus nuisible, voire de plus malsain, pour la bonne marche d’une association. Une telle attitude freine les élans les plus positifs, tue les idées les plus prometteuses et fait obstacle à l’avancement des projets les plus audacieux.
Tout compte fait, nous avons le plaisir de vous annoncer que, malgré tout, l’invitation est maintenue. Que vous le vouliez ou non, la marche des cœurs jumeaux est déjà bien en train! Comme il ne vous suffit point d’y entrer, il vous faudra également vous mettre au pas. Et, alors, vous comprendrez à quel point un gros ego peut être encombrant. Bienvenue à vous tous et à vous toutes, autant que vous êtes!
FIDECSOH, se zafè tout moun, san distenksyon!
La marche des cœurs jumeaux, comme nous avons baptisé cette aventure, est ouverte à toute personne qui est originaire de la région ou qui a de l’intérêt pour elle, quel que soit son lieu de résidence ou de domicile actuel. Nous aimerions pouvoir mettre en place des équipes de travail dans toutes les grandes villes des États-Unis et du Canada où se sont établis des ressortissants de la Côte, ainsi qu’en Haïti dans chacune de nos localités situées entre Port-Salut et Tiburon.
Selon les échos qui nous sont parvenus des Chardonnières où nous avons tenté de réaliser la première édition de notre festival annuel, beaucoup de personnes s’identifient déjà à la FIDECSOH et sont prêtes à entrer dans la marche. Toutefois, nous aimerions également pouvoir convaincre les plus incrédules, car la tâche qui nous attend est énorme à l’instar de l’immensité des besoins qu’il faudra satisfaire pour la population côtelaise.
Nous souhaitons, dès à présent, la bienvenue à tous ces cœurs jumeaux déjà conquis en prévision de la grande marche. Cependant, une précision s’impose! Bienvenue (You’re welcome) étant l’expression utilisée par les Nord‑américains autant pour accueillir que pour dire « il n’y a pas de quoi /de rien », nous voulons mettre en garde les contestataires chroniques. Dieu seul sait combien il en existe de cette race‑là chez nous comme partout ailleurs!
Dans le domaine des affaires publiques, s’opposer – ou tout bonnement contester – est un droit démocratique qu’il est souvent fort utile d’exercer; cela permet d’éviter des erreurs et autres inconvénients ou déceptions. Mais, chez certains individus, s’opposer et contester ne sont que les symptômes d’un mal beaucoup plus profond. C’est une sorte de bouclier ou une carapace derrière lesquels ils se blottissent pour ménager un gros ego qu’ils se sont bâti, question de compenser certaines lacunes, de camoufler des faiblesses, ou de se donner l’impression d’être importants. D’instinct, ces gens s’opposeront à toute idée auxquels ils n’ont pas été les premiers à penser ou à toute initiative dont ils ne sont pas les promoteurs.
À ceux-là, nous préférons dire « y a pas d’quoi », car de tels esprits contestataires font perdre du temps aux autres, ruinent les efforts et minent la confiance des autres. En somme, s’opposer pour s’opposer ou contester pour contester, il n’y a rien de plus nuisible, voire de plus malsain, pour la bonne marche d’une association. Une telle attitude freine les élans les plus positifs, tue les idées les plus prometteuses et fait obstacle à l’avancement des projets les plus audacieux.
Tout compte fait, nous avons le plaisir de vous annoncer que, malgré tout, l’invitation est maintenue. Que vous le vouliez ou non, la marche des cœurs jumeaux est déjà bien en train! Comme il ne vous suffit point d’y entrer, il vous faudra également vous mettre au pas. Et, alors, vous comprendrez à quel point un gros ego peut être encombrant. Bienvenue à vous tous et à vous toutes, autant que vous êtes!
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